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Ce cœur a été dessiné par Evelyne - 8 ans. L'enfant s'est inspirée du texte l'auteure. Mme Martine C. Auclair est auteure. Elle est née et a grandi à Contrecoeur. Elle habite maintenant Montréal. Elle nous a transmis cette lettre d’amour pour sa ville natale à l’occasion des fêtes du 350e anniversaire.

Lettre à mon premier amour

 

Comme il arrive bien trop souvent dans les histoires d’amour, c’est après t’avoir quittée que tu m’as manqué le plus! Bien que j’aie passé presque dix-huit ans dans tes bras, je suis un jour partie pour la grande ville, prête à vivre une foule d’expériences nouvelles arguant même que tu n’avais plus grand-chose à m’offrir.  Et pourtant, chaque retour chez nous m’a confronté à tes charmes.

 

La nostalgie m’habitait chaque dimanche où j’attendais l’autobus me ramenant à Montréal.  J’ai bien sûr assumé mes choix de vie et assisté aux changements qui t’ont transformée au fil des années.  J’aimerais toutefois te dire à quel point tu as influencé ma vie et contribué à faire de moi une femme amoureuse de la nature qui sait reconnaître la force d’une communauté.

 

Depuis toujours, tu as pu compter sur la hardiesse de tes concitoyens pour briller de mille feux à travers une foule d’activités organisées par des gens fiers et dégourdis.  D’ailleurs, avant même que le terrain de football et l’aréna ne soient aménagés, le service des loisirs occupait déjà une place importante chez nous.  Dans les années 70, j’ai rejoint les partisans qui bravaient l’hiver et qui se rassemblaient autour de patinoires extérieures pour encourager nos équipes de hockey et de ballon-balai.  En y songeant, je nous imagine tous juchés sur les bancs de neige que nous piétinions de nos pieds gelés, bien trop excités pour quitter une telle ambiance.

 

Au temps où la piscine municipale était devenue la nouvelle attraction face à la salle Daunais, toutes les occasions étaient bonnes pour se rassembler, danser et vivre nos premières expériences de jeunesse.  C’est auprès de toi que j’ai rencontré des gens formidables que je côtoie d’ailleurs toujours aujourd’hui.

 

Certains de mes souvenirs sont maintenant devenus ceux de mon homme et de nos filles.  Un soir d’avril, après le souper pascal passé chez ma mère, le crépuscule naissant annonçait l’amerrissage des bernaches, forcées de trouver un refuge pour la nuit.  Apercevant la lumière du jour décliner sur les îles, je pressai mon conjoint de dévaler le côteau jusqu’au bout de la rue Bonin afin de partager ce spectacle inoubliable.  Tout juste descendus de voiture, nos yeux se sont orientés vers le ciel, guidés par le son mélodique des battements d’ailes et du cri particulier de ce palmipède dont les migrations orchestrent nos humeurs saisonnières.  Leur arrivée, annonçant la fin de l’hiver, éveille nos sens et nous emplie d’une douce fébrilité face aux douceurs estivales que nous languissons de voir s’installer chaque année.

 

Comme bien des jeunes, je me suis prélassée sur les berges du fleuve au coucher du soleil pour y retrouver des amis, parfois pour y épancher un chagrin ou simplement pour y puiser une source d’apaisement.  J’ai de doux souvenirs de nos rendez-vous secrets en fins d’après-midi où le calme riverain apportait à mon esprit, trop souvent enivré lors de nuits endiablées, la quiétude dont il avait grand besoin.  Car je me suis bien amusée dans tes bras; le plaisir étant une de tes grandes qualités!

 

Tu as certainement usé de ton influence auprès d’autres jeunes car plusieurs sont partis étudier dans de plus grandes villes mais sont revenus vers toi.  Ils se sont installés dans ton giron comme leurs parents et autres descendants l’ont fait avant eux faisant croître sans cesse le petit village devenu ville à son tour. 

 

J’ignore si je te dois ma nature polyvalente mais ayant maintenant atteint la cinquantaine, je me suis enfin décidé à écrire et publier un premier roman.  Encore une fois, j’ai pu trouver grâce à toi l’appui d’alliés dans la promotion de mon ouvrage.  On a toujours été tissés serrés chez nous et on le restera, je crois. 

 

Je t’exprime ici ma sincère reconnaissance pour ce bel équilibre qui m’habite entre liberté d’expression, sens de la fête et altruisme.  C’est d’ailleurs cette même reconnaissance qui m’incite à t’écrire pour t’offrir mes meilleurs vœux à l’occasion de cet anniversaire bien spécial.  Je souhaite profondément que tu sois inlassablement entourée de gens formidables qui sauront trouver les moyens de te mettre en valeur et faire ressortir tes plus belles qualités tout en continuant de défendre les intérêts de tous tes concitoyens. 

 

Bon 350e anniversaire belle Ville de Contrecoeur!

 

 

Avec toute mon affection,

Martine Castonguay

(Martine C. Auclair, auteure)

 

NOTE : Mme Martine C. Auclair, auteure a publié le roman Matty, vivre en sursis. Ce roman est disponible, entre autres, à la Papeterie Panoplie de Contrecœur.

 

 

 

 

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Toutes nos communications sur ce site sont illustrées. Alors que nous cherchions une photo ou une image pour mettre avec le texte, nous avons demandé, avec l'accord de l'auteure, à une enfant de créer un dessin en s'inspirant de la lecture du texte. Evelyne, 8 ans, a lu et relu le texte à plusieurs reprises. Elle a aussi parlé avec l'auteur au téléphone et visité le site web de l'auteure pour en savoir plus à son sujet. Voici le dessin de l'enfant. Le cœur en haut du texte vient aussi de ce dessin.

Toutes nos communications sur ce site sont illustrées. Alors que nous cherchions une photo ou une image pour mettre avec le texte, nous avons demandé, avec l’accord de l’auteure, à une enfant de créer un dessin en s’inspirant de la lecture du texte. Evelyne, 8 ans, a lu et relu le texte à plusieurs reprises. Elle a aussi parlé avec l’auteur au téléphone et visité le site web de l’auteure pour en savoir plus à son sujet. Voici le dessin de l’enfant. Le cœur en haut du texte vient aussi de ce dessin.

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